Publié le 29 Novembre 2012

Salon

MacParis 2012.

"Rendez-vous incontournable de l’art contemporain dans toute sa diversité. Une belle aventure pour cette manifestation conçue en 1984 dans le but d’offrir un espace de visibilité de qualité aux artistes."

Lire la suite

Rédigé par Le Joubioux

Publié le 30 Avril 2012

Mise à l'eau.


beaujoireLongtemps imaginé, anticipé sur le papier, le baptème a lieu le 3 avril 2012, dans le cadre d’une exposition collective au Parc des expositions de la Beaujoire de Nantes. Cette première expérience, de taille modeste, devrait préfigurer des installations plus ambitieuses. Autant ces bassins sont à l’échelle du modèle, autant la dimension fluviale nécessite un surdimensionnement bien supérieur. Et c’est bien là que réside le propos : inscrire l’installation dans la tradition industrielle de la ville, à savoir la construction navale, dont des vestiges ont été préservés.
Et puisqu’il s’agit d’être pragmatique, cette première expérience a permis une vérification d’importance : cette éponge-là flotte !

 

 

 

Lire la suite

Rédigé par Le Joubioux

Publié le 29 Avril 2012

Littérature

His name is Ponge, Francis Ponge.

En page 41 de l'ouvrage "Le parti pris des choses" (1942), Francis évoque l'éponge. Par comparaison avec l'orange, dont il décrit la pression sur elle exercée pour lui faire rendre gorge et se délecter de son nectar. Autre jus, celui plus ou moins propre de l'éponge plus ou moins sale, extirpé, là aussi, brutalement. Voilà une communauté de pensée à consommer sans tarder …

le poème

Lire la suite

Rédigé par Le Joubioux

Publié le 18 Avril 2012

Coïncidence

Sous le sceau du sacrifice.

Peut-être fut-il tasseau, liteau, planche, voire même chevron, parquet, ferme. Désormais, c’est un bout de bois, placé sous la pièce à usiner. Il recevra pointes de forets ou dents de scies, ces dépassements qui garantissent une bonne finition et préservent l’outillage. Quand ce bout de bois-là ne sera plus que poussière, un autre prendra sa place. Cette pièce répond au terrible nom de martyr.
Un dimanche après-midi d’automne, nous sommes chaleureusement accueillis dans l’antre créatrice de François Hameury, sculpteur breton, à une encablure de Morlaix. Au premier étage, des oeuvres qui giroscopent, opinent, caquettent, déblatèrent... Au rez-de-chaussée, entre forge de Vulcain et atelier de Francis Bacon, des postes à souder comme des armoires, des grignoteuses, des cintreuses aussi antiques qu’efficaces. Et dans ce stimulant capharnaüm, sur le plateau d’une perceuse à colonne... une éponge ? Non point, un martyr hérité de feu la manufacture des tabacs de Morlaix. Et voici que mon imagination s’emballe, va et vient entre éponge et martyr, voués tous deux au sacrifice, et d’une troublante ressemblance.
Porté lui-même par le flux de mon enthousiasme François me fit l’honneur, et le plaisir, de me transmettre ce témoin.

 

Coïncidence

Lire la suite

Rédigé par Le Joubioux

Publié le 22 Janvier 2012

fétiche détouré2Grigri

 

 Je rapportais d'une exposition une nouvelle vision de l'éponge. Etaient présentés des fétiches vaudous. Selon la tradition, ils sont constitués d'éléments appartenant au quotidien de celle ou celui que l'on cherche à envouter ou protéger. Je cherchai, alors, à façonner mes propres grigris, issus de ces éponges aptes à capter ou refouler les eaux ou les sortilèges, et d'ojets puisés dans un environnement de quelques mètres.

Qu'ai-je ainsi déclenché ? Une protection, un maléfice, une sculpture ? Tant qu'on ne joue pas les apprentis sorciers !

 

 

 

Lire la suite

Rédigé par Le Joubioux

Publié le 3 Août 2011

Jean-Michel Adam, poète-slameur nantais.

La diaspora des spongiblastes1

spongiblastes.jpg


En sortant de chez un joubiou2,
J’ai rencontré un spongiblaste
D’aspect gluant flou terne et mou,
Velu visqueux fibreux et moite.


Il avançait sur six orteils
Déployés symétriquement
De chaque côté des oreilles
Qu’il avait à ses

 

 

 

Lire la suite

Rédigé par Le Joubioux

Publié le 18 Mai 2011

Au Temple du [bon] Goût.

"Tout est affaire de décor" disait le poète1, voire de décorum, ajouta l’artiste. Et si, comme Francis Ponge, un autre poète, on "prend le parti des choses"2, il se pourrait que la combinaison ressemble à une exposition d’art plastique, celle de l’artiste, en l’occurence.

Un autre encore, un poète, interrogeait les "objets inanimés"3, les sommant de lui avouer s’ils avaient une âme. Une âme ? Peut-être pas, dit l’artiste qui ne croyait guère, mais une existence, une obsédante présence, le souvenir d’un événement majeur, une source d’idolâtrie, oui assurément.
L’artiste, alors, prit une éponge sur sa table de travail, il la présenta à la maisonnée, à la ville, au monde, sous des formes les plus diverses, en disant : "Voici l’Eponge, objet de peu, je la porte à votre regard, elle sera désormais objet d’un culte plastique, elle sera parée des attributs dont on revêt les idoles, elle sera dorénavant un objet culte."

 _____________________________________________________________________________

1 Louis Aragon : Est-ce ainsi que les hommes vivent
2  Francis Ponge : Le parti pris des choses
3 Alphonse de Lamartine : Harmonies poétiques et religieuses

Expo
Expo
Expo
Expo
Expo
Expo
Expo

Lire la suite

Rédigé par Le Joubioux

Publié dans #expo

Publié le 4 Juillet 2010

Objet Culte.

cales dubigeon3

L'exploration de son modèle invite souvent à le surdimentionner. Il prend alors le statut de monument, mais, en ce qui concerne l'éponge, à la gloire de quoi, de qui ? Le potentiel évocateur de cet objet de peu est pourtant multiple. C'est à la fois la mémoire et le pardon.

Quelque soit la force, la vigueur, la rage déployées pour en expulser les derniers relicats de mousse, de grains de poussiére, de peinture..., l'usage nous démontre qu'elle n'a pas entièrement rendu gorge. Comme honteux, après une utilisation plus ou moins longue, on l'encourage alors à disparaître, direction incinération.

Et puis, vient le temps du pardon : on passe l'éponge, on laisse place nette, elle se retire alors chargée de nos petites ou grosses vilénies. Véritable bouc émissaire, destinée à être sacrifiée, elle accepte avec abnégation ce rôle de rédempteur.

 

 

Lire la suite

Rédigé par Le Joubioux